Missions humanitaires

« L’émotion est la porte de la conscience« . Voir un enfant souffrir de la faim ou du froid à la télévision provoque une réaction bien différente que lorsque l’enfant est en face de soi.

Si j’étais bien entendu conscient des difficiles réalités du monde avant mon départ, force est de constater que mon parcours et certaines rencontres m’ont remué l’esprit et forcé à l’action ne serait-ce que pour quelques semaines. Ci-dessous, un résumé des actions effectuées pendant ce tour du monde au-delà des conférences données dans les écoles, du projet pédagogique et de l’organisation des journées de rencontre entre ONG :

1) Itamarandiba, Minas Gérais, Brésil (mi-2003)

Itamarandiba est un petit village perdu au fin fond de l’état du Minas Gérais au Brésil. Nombre des habitants de ce village vivent de façon précaire et ne disposent ni d’eau potable, ni d’électricité.

Photo ci-dessous d’une rue d’Itamarandiba.

une rue d'Itamarandiba

Cette mission de 3 mois fut menée en collaboration avec le Rotary club de Strasbourg-Kléber et notamment M. Daniel Maitrot, grâce à qui j’ai pu rencontrer M. Sebastien Gusmao, neurochirurgien à Belo-Horizonte qui m’a facilité tous les contacts.

Grâce à son aide, j’ai pu travailler sur les missions suivantes :

a) Challenge Banco Real :

Chaque année, la principale banque Brésilienne organise un concours national destiné à aider les meilleurs projets de développement menés à travers le Brésil.

Afin de participer, une équipe doit être mise en place et un dossier complet (nature du projet, budget prévisionnel, effets souhaités sur la communauté…) doit être réalisé et envoyé aux organisateurs du projet à Sao Paulo.

Ainsi, en ma qualité d’ex-étudiant d’école de commerce et ayant eu par le passé l’opportunité de travailler sur des projets plus ou moins similaires, je fus intégré dès le début du projet à une équipe de 6 personnes parmi lesquelles figuraient 2 étudiantes Brésiliennes (voir photo ci-dessous).

Challenge Banco Real

C’est avec cette équipe que le projet « SEMEAR » (Traduction SEMER en Portugais) destiné à améliorer l’éducation donnée aux enfants du village et des communes rurales environnantes fut développé.

Une fois le dossier terminé, celui-ci fut envoyé aux organisateurs du concours devant faire leur choix et attribuer les prix.

A notre grande satisfaction, le projet « SEMEAR » fut retenu comme le vainqueur national et un chèque de 80,000 Réais (l’équivalent d’environ 25,000 Euros !!!) fut attribué comme récompense à la préfecture d’Itamarandiba afin de réaliser les projets développés dans le dossier (davantage de détails disponibles sur demande).

b) Cours de finance à la préfecture et d’informatique à l’hôpital

Afin de faire profiter la communauté de mes connaissances en matière de finance et d’informatique acquises durant mes études, des séances de formation furent mises en place à la préfecture et à l’hôpital d’Itamarandiba.

c) Organisation d’événements pour enfants de l’école

Afin d’améliorer quelque peu le quotidien des enfants de la communauté, des jeux olympiques et une coupe du monde de football furent organisés durant mon passage dans la région.

Durant ce séjour, j’ai également eu l’occasion à plusieurs reprises de suivre des médecins en fonction dans les endroits les plus reculés et les plus pauvres ainsi que des membres de la préfecture menant divers projets de développement. Des expériences très enrichissantes.

2) Centre Mère Teresa, Calcutta, Inde (2007)

La misère existe dans bien des endroits à travers le monde mais ce que j’ai vu de pire pendant ce tour du monde fut sans doute à Calcutta, la troisième plus grande ville d’Inde.

Photo ci-dessous d’un rickshaw humain, Calcutta est l’une des dernières villes au monde à avoir encore ces fameux « hommes-chevaux »

rickshaw humain

Afin de venir en aide à ceux qu’elle considère comme « les plus pauvres d’entre les plus pauvres », Mère Teresa a été à l’origine de la création de nombreux centres. Il en existe à ce jour plus de 250 à travers le monde.

Calcutta est le centre névralgique de son action, c’est là que tout a commencé et durant quelques semaines, je me suis inscrit en tant que volontaires pour donner un petit coup de main à l’action de ces sœurs et volontaires faisant un travail fabuleux.

Comme nombre d’autres volontaires, mon travail ne consistait en réalité qu’à apporter un peu de joie, d’amour et de soutien aux personnes les plus faibles. Quelques photos ci-dessous :

Premdam, l’un des 7 centres Mère Teresa à Calcutta. C’est ici que s’est déroulé l’essentiel de ma mission :

Premdam, l'un des 7 centres Mère Teresa à Calcutta

Soutien aux plus faibles

Soutien aux plus faibles

Dispensaire Daya Den, c’est ici que sont dispensés les premiers soins aux gens de la rue. Les images vues dans ce dispensaire ne me quitteront jamais…

Dispensaire Daya Den

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